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Mouchetée sous la glace : Toutes les astuces!!

Ma tactique??? Pêcher le garde-manger. Il en existe bien d’autres; mais celle ci après énormément d’expérimentation, nous a permis (à mes partenaires et moi) de capturer au cours des dernières années plus de truites et souvent de plus belle tailles. La truite mouchetée malgré ce qu’on pourrait croire est une vrai goinfre. Elle mange de tout, allant du petit poisson aux petit mammifères en passant par toute la gamme d’insecte, de larves et divers invertébrés tel que les gammares (crevette d’eau douce) ou les sangsues.  Ceci constitue un énorme avantage pour le pêcheur sachant exploiter sa faiblesse.

 

Alors où se trouve ce fameux garde-manger?? Tout simplement dans les zones peu profonde qui sont généralement les zones les plus fertile du plan d’eau. Ces zones offrent un habitat idéal pour la panoplie complète de ses proies. Plus particulièrement les poissons fourrages qui y trouvent cachette et nourritures. Les rocher émergeant de la surface, les barrages de castors ainsi que les arbres submergé sont un bon point de départ pour la recherche de ce fichu placard à nourritures. Toutefois les secteurs peu profond bordant une fosse plus profonde sont des endroits à prospecter. Mais de quel profondeur parles-t-on quand on fait référence à peu profonde??? Je dirais de visu qu’une colonne entre 2 et 6 pieds d’eau sous la glace est un bon indicateur; il est bien évident que ce n’est qu’une règle de base qui n’est pas immuable.

Maintenant que nous avons découvert les endroits potentiel où pêcher comment le feront-nous?? En saison hivernale la réglementation nous permet généralement d’utiliser plus d’une ligne. Dans ma région le nombre autorisé est de cinq lignes. Donc pour moi le tout est bien simple quatre brimbales et une petite canne à dandiner. Brimbales que vous disposerez afin de couvrir une bonne partie du territoire que vous aurez ciblé (en variant légèrement la profondeur afin de bien comprendre la dynamique de votre secteur) tout en laissant une distance raisonnable entre chacune d’elle ce qui vous permettra d’intervenir rapidement lors d’une morsure.

Quel type de brimbale vous devriez privilégier?? Malgré l’arrivée sur le marché de toute sorte d’équipement plus technologique les uns que les autres, j’aurais tendance à vous conseiller la bonne vieille brimbale à vent ou encore si vous êtes superstitieux et que vous tenez à utiliser vos vieilles brimbales à balancier il est tout à fait possible de le faire. Il vous suffira de les activer manuellement tout au long de la journée, souvent les attaques surviennent peu après qu’on ai fait bouger la ligne, il est donc d’une importance primordiale de le faire régulièrement.

Sur vos brimbales vous pourrez utiliser une ligne de nylon tressé d’assez gros diamètre afin que celle ci sois facile à manier sur la glace; qui ne s’entremêle pas lorsque vous récupérerez un poisson et que celle ci sera laissé à la traîne sur la glace à la merci des éléments. Mais vous me direz ce type de ligne n’est pas bien discrète?? Ce n’est pas bien grave puisque vous ajouterez une longueur de fluorocarbone de faible diamètre entre votre attracteur et l’appât.

Pour ce qui est du montage de vos lignes sur vos brimbales. Je vous suggères fortement d’utiliser une cuillère ondulante légère, suivi de 12 à 18 pouces de fluorocarbone de faible résistance. Le tout agrémenté de deux hameçons, (à la manière d’un harnais à doré) appâté d’un gros vers de terre bien vivant. Si la profondeur le permet ,il est  souhaitable d’ajouter un appât en haut de l’attracteur, par exemple une éphémère souple. Concernant votre canne le même montage peut être utilisé. Toutefois, il est judicieux d’utiliser un petit leurre à dandiner tel que nos Mini BubbleEyes ou encore nos Bubble Blade.

Vous auriez avantage à positionner votre appât au centre de la colonne d’eau. Pourquoi??? simplement parce que le champ de vision de notre truite est plus orienté vers le haut. Ainsi avec du mouvement, un appât frais et un leurre bien positionné vous stimulerez autant leur ligne latérale, leur odorat et leur vue ce qui va décupler vos chances de mettre la main sur une belle piêce.

Si vous cherchez des endroits pour pêcher la truite mouchetée en saison hivervale, vous pouvez vous référer à mes anciens articles. Sois Destination pêche sur glace : Saguenay Lac Saint-Jean et secret bien gardé partie 1 la Zec Buteux .  Ainsi que la zone 18 qui offre de remarquables opportunités.

 

Sur ce bonne pêche!!

 

 

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Secret bien gardé partie 1 : La Zec Buteux

Parmi le vaste territoire Québécois se cachent plusieurs territoires unique avec un potentiel remarquable nous allons tour à tour vous dévoiler certain de ces fabuleux endroits. Pour commencer nous avons choisi une petite zec peu connu situé dans le bas Saguenay et j’ai nommé la Zec Buteux.

Petit territoire peu fréquenté, très riche en omble de fontaine trophée d’à peine 260km2; il est situé tout près de Saint-Siméon, de petit-Saguenay et de Sagard. Un peu plus de 180 plans d’eau y sont présent. Non seulement l’omble de fontaine y règne en roi et maître, mais l’omble chevalier est aussi présent dans presque une vingtaine de plan d’eau du territoire; notons aussi la présence de l’anguille d’amérique dans une dizaine de plan d’eau ainsi que de plusieurs poissons fourrage (épinoche, mulet à corne et mulet perlé). Plusieurs lacs bénéficient d’ensemencement ce qui assure une qualité de pêche supérieure à la moyenne. De plus plusieurs plans d’eau profitent de statut particulier ce qui aide fortement à la protection de ceux ci (pêche à la mouche seulement, ouverture reportée, quota réduit).

Pour le plus grand plaisir des amateurs de plein-air hivernal la zec offre la possibilité de pêcher quelques-uns de ses plans d’eau l’hiver. Ce qui augmente encore l’offre pêche dans la région. Ces lacs sont : Lac Baribeau, Lac Clair, Lac de l’Oeuf et le Lac Deux Étages (Notez bien que des règles particulières s’appliquent sur ces plans d’eau et qu’il est de votre devoir de vous en informer).

Plusieurs des plans d’eau du territoire ont un potentiel de trophée, petit indice pour les découvrir??? Ceux qui ont un quota réduit peuvent en faire parti et ceux qui contiennent des poissons appât.. Coté accessibilité la zec possède deux postes d’acceuil (situé au kilomètre 43 de la route 170 près de Petit-Saguenay et le second à environ 5km de la route 138 à partir du village de Saint-Siméon). La location d’embarcation y est possible sur plusieurs lacs du territoire et le camping y est autorisé selon certaines conditions, ce qui rend le territoire encore plus facilement accessible pour monsieur madame tout le monde à coût plus qu’abordable.

Liste des lacs de la zec contenant de l’omble chevalier :

  • Lac Arthur
  • Lac Buteux
  • Lac caleçon
  • Lac aux Canards
  • Lac de l’Écluse
  • Lac de l’Épilobe
  • Lac de la Fauvette
  • Lac Feuillos
  • Lac de la Fléole
  • Lac Fleury
  • Lac Guay
  • Lac Honorat
  • Lac de l’If
  • Lac Jamay
  • Lac le Caron
  • Lac Long
  • Lac Lyonne
  • Lac Trois Étages

Les population d’omble chevalier présente dans  ces lacs sont un privilège puisqu’il s’agit d’un vestige de la population anadrome qui vivait dans mer de champlain il y a environ 12000 ans. Ce poisson est désigné comme espèce vulnérable au Quebec il est donc de notre responsabilité d’agir de façon responsable avec ceux ci.

Comment différencier un omble chevalier d’un omble de fontaine?? Il existe plusieurs différences entres ces deux espèces mais les plus facile à observer afin de les différencier sont : l’omble chevalier n’a pas de marbrure sur le dos contrairement à nos ombles de fontaines, de plus l’absence de halo bleu bien défini, absence de la bande noire sur les nageoire et la queue est légèrement fourchée.

Au plaisir de vous croiser sur un des lac de la zec!! Surveillez attentivement la sortie de l’article 2 qui vous réserve d’autres surprises.

 

 

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La pêche, le matin? l’après-midi? le soir?? ou la nuit?

Il s’agit ici d’une question bien complexe que plusieurs pêcheurs novice ou expérimenté se posent. La réponse n’est pas facile puisqu’elle est relative à plusieurs facteurs. Comme la saison de l’année, l’espèce convoitée, la météo et bien d’autres. Je vais tenter ici de démystifier le sujet. Mais une chose est certaine à la pêche la seule certitude qu’il y a, est qu’il n’y a pas de certitude (Bruno Baillargeon).

Pour cet article je vais me baser sur le cas de la truite mouchetée que je connais plutôt bien puisque dans ma région il s’agit du poisson le plus convoité, mais je vais ajouter des détails sur d’autres espèces plus bas dans l’article.

Le printemps l’eau est froide, en général trop froide pour que l’activité du poisson sois à son paroxysme tôt le matin. Le soleil étant encore bas il ne réchauffe pas suffisamment l’eau pour que le poisson sois activement à la recherche de proie. Par contre à mesure que la journée avance, disons à partir du mi-avant midi jusqu’en début d’après midi les rayons de soleil pénètrent la surface de l’eau ce qui la réchauffe et rend le poisson un peu plus actif à mesure que la température augmente. Bien évidemment plus la journée avance plus l’eau se réchauffe (et approche la température préférentielle du poisson) donc le poisson se nourrit de plus en plus activement. Bien évidemment vous gagnerez à travailler les endroits qui se réchauffent en premier, par exemple les zones peu profonde ou encore une roche sur laquelle le soleil plombe ce qui réchauffe l’eau. Donc en résumé au printemps la pêche à la truite est généralement plus productive à mesure que la journée avance et ce jusqu’en fin de journée.

L’été, la température de l’eau est généralement plus chaude que celle préférentielle de notre truite. Donc le matin la pêche est généralement bonne puisque les rayons du soleil ne pénètrent pas encore sous la surface. Par contre il y a plus de nourriture présente dans le plan d’eau que lors du printemps donc trouver des poissons affamé peut devenir plus complexe. Plus la journée avance plus les truites vont regagner leurs cachettes afin d’échapper à cette chaleur et toute cette lumière éblouissante. Par contre, en fin de journée  lorsque le soleil descend et commence à se cacher derrière la ligne des arbres il se produit un grand nombre d’éclosion d’insectes ce qui rend les truites vraiment beaucoup plus active, elles quittent alors leurs cachettes et les profondeurs afin de se gaver allègrement. De plus le soleil n’étant plus un problème puisqu’il ne pénètre plus sous la surface. Le pêche y est donc excellente. En plus lorsque le soleil pénètre moin dans l’eau l’oxygène dissoute s’en échappe moin rapidement.Le pêche de nuit peut s’avérer surprenante et ce même pour les espèces qu’on croirait inactive pendant cette période.

Le cas de l’automne est un peu plus difficile à traiter dans le cas de la truite mouchetée puisque la plupart des plans d’eau qui en contiennent sont fermé à la pêche afin de la laisser se reproduire. Je vais donc utiliser un exemple général. Il faut traiter la pêche automnale un peu comme celle du printemps c’est à dire que le matin l’eau est souvent trop froide et que plus la journée avance elle se réchauffe et l’activitée du poisson augmente elle aussi. Mais il ne faudrait pas oublier que pour plusieurs poissons par exemple le doré ou le brochet l’automne consiste en une période d’alimentation plus intense. Ce qui permet donc la capture de trophée plus que possible.

Tout ça explique pourquoi la pêche est généralement meilleure lors des journée nuageuse puisque les rayons du soleil ne peuvent pas atteindre la surface de l’eau et encore moin la pénétrer, donc elle demeure plus fraîche tout au long de la journée.Dans le cas du vent modéré il est généralement signe de bonne pêche puisque le profil de votre embarcation est brisé par celui ci ce qui vous rend plus discret. Cette affirmation est d’autant plus vrai dans les lac ou l’eau est d’une clarté cristalline. Dans le cas du doré qui est un poisson lucifuge (il fuit la lumière) le vent est un atout majeur puisque les sédiments se retrouvent en suspension et rendent l’eau plus sombre ce qui a souvent pour effet de le faire sortir de sa cachette.

Bien évidemment tout le contenu de cet article est basé sur mon expérience personnelle et un peu de déduction bref ça ne constitue pas une vérité immuable. Il faut bien évidemment adapter ces bases à l’espèces que vous pêchez à l’autres d’autres facteur influent comme sa  température préférentielle le plan d’eau, divers facteur météo (la pression atmosphérique etc etc..) Sur ce bonne pêche.

 

 

 

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La truite mouchetée : Sa pêche en eau claire

Ce n’est pas un secret la truite mouchetée est un des poissons favoris des pêcheurs québécois. Sa fougue, la qualité de sa chaire et sa relative disponibilités dans plusieurs plan d’eau de la province en font une cible de choix pour bon nombre de pêcheurs. Parfois très facile à capturer d’autres fois moin, souvent l’eau très claire de certain plan d’eau la rendent énormément méfiante ce qui en complique sa capture qui peut devenir un véritable défi. Cet article vise à renseigner le pêcheur moyen sur certaine observations et méthodes qui m’ont donné du succès au cours des années dans ce genre d’environnement. Je ne suis pas un professionnel alors il peut se glisser certaine erreurs n’hésitez pas à me corriger. Notez bien que cet article n’est qu’un bref survol du sujet.

Qu’est ce que j’entend par lac à l’eau claire ?? Tout simplement un lac dont on peut distinguer le fond par plusieurs mètres de profondeurs en embarcation. Souvent les méthodes conventionnelle sont moin productive sur ce genre de plan d’eau, la truite vous voyant venir de très loin. Les journées venteuse, nuageuse et  pluvieuse sont donc généralement à privilégier, car tout ces facteurs contribuent à votre camouflage.

Une ligne de petit calibre sera donc de mise afin de maximiser vos chances et de minimiser l’impact visuel de celle ci. Si vous êtes un adepte du monofilament  utilisez en un d’une résistance allant de 2 à 6 livres ce qui en plus accentuera le coté naturel de votre présentation. Par contre si vous êtes plus fils tressé ou fusionné un long avançon de fluorocarbone est vraiment conseillé. Quand au choix des leurres à utiliser, il est bien évident qu’en situation d’eau très claire les couleurs naturelle sont de mise, à vous de découvrir ce que mange la truite dans votre plan d’eau (sois en observant les berges, les éclosions, en éviscérant vos captures ou encore en utilisant une poire afin d’analyser le contenu stomacal sans tuer le poisson). Une fois que vous serez certain de ce que vos truites mangent il sera plus facile de faire un choix judicieux de leurre, par exemple de petits poissons nageur, ou des leurres souple imitant divers insecte.

Maintenant à quel endroit sur le lac pêcher ces truites méfiante?? Bien évidemment une approche stratégique sera plus payante qu’une pêche à l’aveugle, l’utilisation d’un échosondeur et d’un thermomètre de profondeur sera d’une aide précieuse. Il ne faut pas oublier que la température préférentielle de la truite se situe autour de 13 degré celcius (dans ce cas le thermomètre de profondeur sera un atout plus qu’utile). Les points d’alimentation dans ce type de lac sont les mêmes que dans n’importe quel lacs sois :

  • Une pente abrupte entre une fausse et un haut fond
  • Pointe de roche ou de sable
  • Entrée et sortie d’eau
  • cachette naturelle (arbre submergé, berge surplombante, etc)
  • île sous marine, haut fond
  • bordure d’herbier
  • Les entonnoirs (rétrécissement du plan d’eau créant un entonnoirs exemple un lac en forme de 8
  • etc..

Vous voyez jusqu’à maintenant il n’y a rien de sorcier, il s’agit d’un peu de logique et d’observation,  les techniques sont toute aussi variée que le nombre de pêcheurs. Nous allons rapidement les survoler puisque le sujet à lui seul prendrait une bibliothèque complète pour être couvert.

Le lancer, est plutôt efficace dans ce genre de situation puisque la truite n’aura pas vu votre embarcation passer au dessus de sa tête avant que votre leurre ne se présente devant elle.

La traîne peut elle aussi être productive dans ce genre de situation, mais elle a le souvent le désavantage que votre embarcation va passer sur la tête du trophée convoité avant que votre leurre n’y passe, vous pourrez diminuer cet effet en effectuant des zigzag avec votre embarcation. Les petits dériveur de surface (par exemple le mini planer de offshore tackle) sont des outils peu connu des pêcheurs de moucheté mais qui sont d’une efficacité déroutante dans ce genre de situation.Il y a bien sur une tonne d’autres techniques qui peuvent être productive par exemple la dérive ou le dropshot qui feront l’objet d’autres articles dans le futur. Espérant que ce court exposé saura vous aider grâce à sa vulgarisation rapide d’un sujet complexe.